Hollande, Président du PIBas

24 janvier, 2012 Aucun commentaire »
Hollande, Président du PIBas

Dimanche, au Bourget, lieu symbolique du salon de l’aéronautique, nous avons eu droit à un remake de « Y a t’il un pilote dans l’avion? »

Turbulences, passagers affolés, contrôleurs stoïques, et hôtesses cramponnées, on a frôlé le crash. Atterrissage manqué?

Hollande, fidèle à lui même, a renforcé sa posture d’imitateur de Mitterrand, avec le talent d’homme d’Etat en moins. Fustigeant le « monde de la finance », un « ennemi sans nom, sans visage », Hollande a voulu jouer à l’Homme de gauche. Pas crédible. Il ne faut pas s’ériger en ennemis, mais travailler de concert.

En effet, dans son programme en brouillon, il sort le chéquier et déballe de belles promesses: plus de fonctionnaires, plus de logements, plus d’aides, plus de redistribution… C’est le candidat du promettre plus pour en faire moins.

Mais, pas de chiffrage… le rêve n’a pas de chiffres… on s’attendait à un programme plus cadré, mais l’intéressé a préféré distiller les informations, affaire à suivre.

Toujours est-il que dans son catalogue à la Prévert (avec le style en moins), Hollande a promis beaucoup de choses déjà faites. A se demander si dans sa carrière politique, obnubilé par le parti socialiste, il n’a jamais ouvert un code à sa sortie de l’ENA. Même la Constitution, il ne la maîtrise pas. Affolant pour celui qui se place comme le futur garant de nos institutions. Inscrire la laïcité dans la Constitution, c’est déjà fait Monsieur, article premier : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée ». Ajout de la réforme constitutionnelle de 2008 : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Et puis, moralisateur, un tantinet sécuritaire, il fustige les petits caïds qui vendent de la drogue au détour d’un trottoir, les plaçant au même rang que les voyous en col blanc de la finance. Soit, mais alors pourquoi inviter en première partie de son meeting Yannick Noah qui doit à ce jour plus de 580 000 euros au fisc français?

Hollande serait-il le candidat du paradoxe? Il se dit proche de la gauche mais ne présente même pas l’ancienne candidate du PS en 2007, Madame Royal, qui est aujourd’hui aussi mon adversaire politique.

Hollande a parlé de tout sauf de la priorité des français, notre souci principal : l’emploi, le remède contre le chômage. Hollande dépense mais ne donne aucune solution. Hollande prend en définitive la posture d’un Président du « PIBas ».

Mais je suis d’accord avec lui sur une chose qui, pour l’instant, n’est pas la règle en la matière : le non-cumul des mandants des parlementaires! Et j’irai même plus loin en proposant d’interdire le cumul d’une fonction de Président d’une collectivité térritoriale (Conseil Général ou Régional) avec celle de Maire.

Alors laissons la gauche pavaner et se glorifier dans les médias, en faisant commse si c’était déjà gagné.

Nous, nous travaillons! Mais il est bien évidemment toujours plus facile d’être critiqué quand on agit, que lorsque l’on ne fait rien!

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