Augmenter la TVA de nos restaurateurs revient à favoriser la mal-bouffe!

30 octobre, 2012 Aucun commentaire »

Depuis le 1er juillet 2009, la baisse de TVA dans la restauration est effective. Il s’agissait, en réalité, plus d’une harmonisation (alignement sur la TVA à taux réduit pratiquée dans la restaration rapide à emporter) que d’une simple baisse.

En contrepartie, les professionnels ont pris des engagements qui figurent dans le « Contrat d’avenir de la restauration » signé entre les neuf organisations professionnelles représentatives du secteur et Christine LAGARDE, Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, et Hervé NOVELLI, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation.En 2 ans : 48800 emplois supplémentaires ont été créés dont 80% en CDI et à temps plein ; 30000 emplois ont pu être sauvés (18000 entreprises étaient en dépôt de bilan en 2009).Compte tenu de l’inflation, la baisse ressentie des prix dans le secteur de la restauration est de -2,39% entre juin 2009 et juin 2010 et de -2,85% à ce jour (pour exemple, en 2 ans, le cours du café a augmenté de 43%…).

Le contrat d’avenir prévoit également des contreparties en faveur des salariés du secteur, notamment en matière de salaires, de formation et de protection sociale. Les restaurateurs que j’ai rencontré aujourd’hui et notamment Messieurs Thiebaud Président du CPIH17, Boutin Pdt CPIH86, Bellot Pdt du CPUH79 et Lhomme Pdt du CPIH16, affirment, preuve à l’appui, qu’il y a bien eu une augmentation moyenne des salaires de 6%, une prime TVA de 500 euros par an par salarié et la mise en place d’une mutuelle et 2 jours de congés en plus.

Dans un contexte difficile, si ce gouvernement revenait sur le taux de TVA, cela entrainerait un arrêt net des créations d’emploi dans ce secteur voire même la destruction massive d’emplois suite aux faillites d’entreprises le plus souvent familiales ; une baisse du pouvoir d’achat des salariés etc…

Je demande donc aux élus de se mobiliser pour le maintien du taux de TVA réduit dans la restauration pour sauver des milliers d’emplois et des savoirs faire qui caractérisent l’excellence de notre cuisine française!

Je demande aux restaurateurs de défendre leur profession en mettant en avant leur passion, leur professionalisme et leurs investissements pour ce métier.

Enfin, je demande aux consommateurs de ne pas croire aux mensonges qui consistent à dire que rien n’a été fait ou qu’aucun engagement n’a été tenu par nos restaurateurs. Si la France est la capitale de la gastronomie, ce n’est pas pour rien!

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